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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 14:30

Un rêve nourri de légendes, de références bibliques et de richesses archéologiques...
Un émouvant périple d'une semaine dans les pas de Moïse, de l'empereur Hadrien et de tous ces Nabatéens anonymes qui ont construit la plus belle des cités...
Un événement unique : s'asseoir sur les eaux lourdes de la Mer Morte...
Un émerveillement d'enfant face aux trésors de la Mer Rouge, coraux géants, poissons papillons et rascasses volantes...
Et du nord au sud un peuple accueillant, souriant, curieux et généreux... magique et inoubliable Jordanie !

Certaines petites images peuvent être agrandies en cliquant dessus.

AMMAN, capitale du royaume hachémite de Jordanie, est une des villes les plus anciennes du monde.
Elle fut la capitale ammonite de Rabbat-Ammon avant de devenir la Philadelphie gréco-romaine.
Depuis l'afflux de réfugiés palestiniens Amman dépasserait les 2 millions d'habitants, soit plus du tiers de la population totale du royaume !


La juxtaposition et l'amoncellement de maisons cubiques et blanches juchées sur près de vingt collines (djébels) font de la ville d'Amman un vraie construction en Légo !

La mosquée du roi Abdallah, grande construction moderne des années 80 à dominante bleue, est la plus imposante du pays. La visite intérieure n'est possible que si les femmes se déguisent en fourmis en revêtant une seyante et très sexy robe noire à capuche...
La preuve Fatma Josiane et Michèle.jpg ici













Petites rues couvertes de tentes, échoppes minuscules, animaux vivants... les souks de la ville basse sont hauts en couleurs et en odeurs comme tous les marchés d'Afrique du Nord et du Moyen Orient.



Située sur un djebel dominant la ville, la citadelle d'Amman présente des vestiges qui vont de l'âge de bronze à l'occupation omeyyade. Le palais omeyyade, construit sur les restes d’une église byzantine, a un plan en croix, et est recouvert d’un dôme récemment placé par une équipe d’archéologues espagnols.


Porte du Palais omeyyade, citadelle d'Amman.



Ruines du temple d'Hercule, citadelle d'Amman.

Construit entre 161 et 179, c’est le monument le plus ancien de la puissante Philadelphie. Les romains y avaient érigé une statue d'Hercule de plus de 8 m de haut dont on a retrouvé quelques fragments.



Près du temple, le musée archéologique retrace
l'histoire de la Jordanie depuis la période néolithique
.













Ci-dessus un buste nabatéen du 1e siècle AD.
Ci-contre une jarre découverte à Qumran et contenant les mythiques rouleaux de la mer morte.
 











 Les rouleaux de Qumran ont été découverts en 1947 par un jeune Bédouin, dans une grotte où s'était perdue une chèvre... il jeta quelques cailloux dans l'obscurité et entendit un bruit de jarres brisées. Il venait de trouver des rouleaux provenant de la bibliothèque d'un ancien monastère hassidim à 12 km au sud de Jéricho. Les rouleaux ont été préservés pendant près de 2000 ans grâce à la sécheresse absolue de la région.
1/4 environ est constitué de textes bibliques.
Ci-dessus des parchemins en cuir. A côté un morceau de rouleau en cuivre.

 Construit sous le règne de Marc Aurèle au IIe siècle, le théâtre romain pouvait contenir plus de 6000 spectateurs. Aujourd'hui il sert de cadre à des spectacles de danse et de musique traditionnelle.


















Près du théâtre romain, les petits musées des Arts, du Folklore et des Traditions présentent des mises en scène de mannequins en costume et de belles mosaïques.




    



LES CHATEAUX DU DESERT : appellation pompeuse pour ces résidences situées à 130 km à l'est d'Amman près de la frontière saoudienne et qui s'apparentent plus à des caravanserails qu'à des châteaux proprement dits...




...à part le Qasr Al Azraq, vaste construction datant du XIIIe siècle, construite avec des blocs de basalte noir par les Ayoubbides (dynastie de Saladin). Autrefois au centre d'une oasis gigantesque aujourd'hui asséchée à cause des excès du pompage destiné à alimenter Amman et Irbid.




Cette forteresse servit de Q.G. au grand shériff Hussein de La Mecque, grand-père du roi Hussein et aussi, au XXème siècle, à l’Etat-Major de Lawrence d’Arabie pendant les grandes révoltes arabes.
Ci-dessus, les cuisines.











 Les vantaux de basalte des portes fonctionnent encore. Celle de l'entrée du château pèse 3 tonnes!



Le Qsar Amra était très certainement l'établissement de bains d'une vaste résidence omeyyade datant du VIIIème siècle, moitié pavillon de chasse, moitié palais fortifié.






Ces thermes, découverts au XIXème siècle, sont classés au patrimoine mondial de l'Unesco en tant que joyaux de l'art pictural omeyade.



Il renferme en effet le plus vaste ensemble de fresques murales omeyades connu à ce jour.
Les murs et les voûtes sont tapissés de scènes de chasse et de vie quotidienne où apparaissent en tout plus de 250 personnages... Ces dessins sont tout à fait exceptionnels dans l'art islamique qui n'admet pas de représentations humaines. Elles échappèrent toutefois de peu à la destruction totale par les fervents défenseurs du Coran... mais c'est surtout après leur découverte au XIXème siècle qu'elles ont été abîmées par la fumée des feux des bédouins qui s'y abritaient et par les graffitis des visiteurs...


 

 


     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







L' autre particularité de ces fresques est leur caractère un brin sexy : femmes dénudées prenant leur bain, servantes peu vêtues, yeux en coulisses des hommes à leur côté... Ces jeunes personnes étaient, ma foi, bien en chair : je suspecte les pâtisseries aux pistaches et aux graines de sésame d'exister déjà à cette époque !
(Pour voir les causes des rondeurs orientales, cliquer 
ici )
A l'extérieur, une noria est nouvellement restaurée: ici elle est actionnée par Arnaud Al Pepito qui n'a malheureusement pas mis assez d'huile de coude pour faire monter l'eau (il n'avait pas encore mangé suffisamment de bonbons pour avoir l'énergie nécessaire...) On attend toujours Louis de Funès et Yves Montand !



On pense que le Qsar Al Karaneh était un caravansérail ommeyyade dont les hautes portes donnaient accès aux dromadaires sans souci pour leur tête altière...  Les écritures coufiques (moi, j'avais compris "Toufik" mais les copains du groupe m'ont expliqué...) permettent de le dater à 710. Des inscriptions grecques retrouvées sur le site laissent à penser également que le qsar a été utilisé comme forteresse par les armées romaines et byzantines, impression confirmée par la présence des tours d'angle... mais les archéologues ne sont pas tous d'accord à ce sujet ! (et ce n'est pas moi qui vais vous donner la réponse exacte... désolée !)

 

A l'intérieur, une soixantaine de pièces sombres et fraîches qui sont bien à l'abri du vent du désert.


              A 18 km de l"Arabie Saoudite et pas loin de l'Irak... on n'a vu passer aucun missile !

 


 

 

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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 20:10

Cliquer sur les photos pour les voir en grand format.
Pour voir la carte de notre circuit, cliquer
circuit-Jordanie.jpg ici


En route pour Jerash vers le nord et la Syrie, nous traversons la banlieue chic d'Amman.


Puis l'ancien camp de réfugiés palestiniens aujourd'hui reconstruit en dur (250 000 ex-palestiniens ici sur les 600 000 qui ont immigré en Jordanie.)


Les paysages sont luxuriants, très différents du désert de basalte de l'est d'Amman, on parcourt des vallées et des collines recouvertes de forêts de pins et de vergers ... dommage, nous sommes obligés de prendre les photos de l'intérieur du car.



  Qui habite ces rochers ?

JERASH :
Gerasa, ville gréco-romaine, faisait partie d’une guilde de dix cités nommée Décapole… La légende veut que ce soient les Macédoniens d'Alexandre le Grand qui fondèrent la cité en 322 av. JC et la nommèrent "Antioche Chrysorrhoas" (pourquoi faire simple...) Elle sera rebaptisée Gerasa sous l'empereur romain Pompée. Ce fut l'une des cités romaines les plus riches du Proche-Orient grâce au commerce caravanier. Devenue byzantine, le développement des voies commerciales maritimes freine son essor et elle disparaît totalement jusqu’à sa redécouverte en 1806. Une série de tremblements de terre dans les années 750 a malheureusement terriblement endommagé le site.


L'entrée se fait par l'arc d'Hadrien, qui était 2 fois plus haut à l'époque romaine et avait été édifié pour commémorer la visite de l'empereur du même nom en 129.


Passé l'arc d'Hadrien, on découvre l'hippodrome dédié aux jeux et aux courses de chars : il pouvait contenir toute la population de la cité (15 000 spectateurs)


                      L'hyppodrome, l'arc d'Hadrien... et les touristes vus des remparts.


La porte qui marque l'entrée sud de la ville date du IIe siècle. Avec la porte nord, elle a la particularité d'être taillée et percée directement dans les murs d'enceinte.


Vue sur le Temple de Zeus, le théâtre sud (à droite) et les monts de Galaad.


De très belles décorations sur le mur de la scène du théâtre sud. L'acoustique est ici exceptionnelle.


Magnifique, grandiose, impressionnante... la place ovale bordée de colonnes ioniques restera la construction la plus marquante de cette visite.
Difficile de rendre compte des dimensions de ce forum (90m sur 80m) avec une photo...

J'en mets donc une autre !
Pour voir le groupe " Les Dharar's Brothers" sur la place ovale, cliquer Groupe-Jerash.jpg ici


Vue sur le site en redescendant du théâtre. A droite, la place ovale.


Après la place ovale commence le Cardo Maximus, allée de 800 m de long dont les colonnes ioniques furent peu à peu transformées en colonnes corinthiennes, de structure plus élaborée.
                                                                                                   

















Le pavage est d'origine, on peut toujours y voir les traces des roues des chars... Ils devaient beaucoup souffrir du dos les romains à l'époque !!!!
                                                                                                

Le Cardo Maximus est bordé de vestiges omeyyades et byzantins. Ici les ruines d'une église byzantine. A noter que les 3/4 des églises byzantines du site n'ont toujours pas été déterrées...












Les colonnes corinthiennes ont la particularité d'être finement sculptées de feuilles d'acanthes, plante qui pullule sur le site !
(bien organisé, ce voyage, finalement...)

Nymphée : cette imposante fontaine ouvragée aurait été construite en 191 et elle servait à alimenter en eau toute la cité (c'est à dire, 15000 personnes... il devait y avoir une file d'attente pire qu'à la caisse d'Auchan !)

Pour voir la Nymphe et son Séraphin, cliquer  Jerash-Nous-Nymph-e-1.jpg ici


Après avoir monté les interminables marches du Temple-Esplanade, on découvre le très joli Temple d'Artémis. Véritable centre de la vie sociale et spirituelle de Gerasa, il se dressait alors au milieu d'une vaste enceinte sacrée de 34 000 m2 qui rejoignait le Cardo Maximus. Il paraît que ses colonnes corinthiennes bougent avec le vent, ce qui "ravit les touristes"... ben nous, je ne suis pas sûre qu'on aurait été vraiment ravis !













J'ai accédé en haut des marches du théâtre romain nord en fanfaronnant et une fois les photos prises... je suis restée coincée assise sur un gradin sans pouvoir faire un pas ! Vraiment pénible ce vertige parfois...
 
 













Vues sur la partie nord du site (qui s'étend quand même sur plusieurs centaines d'hectares...)
et la Porte nord du Cardo Maximus.

Pour voir Marc-Aurèle et MessalineNous---Jerash-nord.jpg ici


Où l'on peut voir que, comme à Amman, les Jordaniens adorent les jeux de construction... mais ici ils ont oublié de ranger la plupart des morceaux !
                                                                               


Après un excellent repas (le meilleur de notre voyage) dans le seul restaurant du site, retour vers le sud d'Amman et les rives de la Mer morte.    
                

MER MORTE :
Cette mer de la taille d'un grand lac est un des endroits les plus curieux de la planète ! Aucune vie animale et végétale n'y a été recensée pour l'instant (à part les bancs de touristes qui y barbottent, bien sûr...) du fait de sa trop haute teneur en sel (6 fois supérieure à n'importe quel océan !). C'est le fort taux d'évaporation due à l'extrême chaleur l'été qui explique cette incroyable salinité.
L'autre curiosité de la mer Morte est qu'elle se trouve à près de 400 m au-dessous du niveau de la Méditerranée, comme nous l'expliquent les panneaux situés en bord de route : c'est la dépression terrestre la plus profonde du globe.









                       




                  Les paysages changent progressivement entre Jerash et les rives de la mer Morte...

                                                  ... pour devenir carrément désertiques.


                  Nous arrivons en fin d'après-midi, le ciel est couvert mais la lumière est très belle...

Les eaux sont si denses qu'on y flotte sans effort, on peut presque s'y asseoir et il est impossible de nager sur le ventre ! D'où nos acrobaties de natation synchronisée... comme vous pouvez le voir, nous avons pu improviser des chorégraphies de groupe très gracieuses !
Pour voir Moïse sauvé des eaux, cliquer Mer-Morte-Mo-se-1.jpg ici


De luxueux hôtels de thalassothérapie se sont implantés pour exploiter la richesse en oligo-éléments des sels et de la boue. Mais des efforts restent à faire en ce qui concerne la propreté des plages...


Il paraît qu'il est impossible de retirer la boue incrustée sous les ongles, ce qui permet au touriste "oligo-élémenté" d'exhaler un odorant fumet de poisson pour tout le reste de son séjour... heureusement, les chats ne sont pas nombreux en Jordanie !



Quoi qu'il en soit, il est fortement déconseillé de se faire un rinçage des yeux avec l'eau de la mer Morte... et indispensable de se doucher immédiatement après le bain, sous peine de brûlures ! Et gare aux petites coupures ou autres ampoules... (vous l'aurez sûrement compris : je parle de la peau, pas d'électricité)


 Retour à Amman. En chemin, notre guide 
 Dharar nous propose d'aller visiter le site du 
 baptème du Christ (Bethanie dans la Bible) 
 bien que ce ne soit pas prévu au programme. 
 Mais après un coup de téléphone, changement
 de cap : l'endroit se situe dans une zone
 stratégiquement très sensible et l'agence refuse
 de prendre le risque...
 Nous nous contenterons donc de voir le
 panneau routier ! 



                                                         En route pour Amman...


                              ... le soir on sort faire la tournée des pâtisseries !  (cliquer Vitrine-Pâtisserie d'Amman.jpg )

 

 

 

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 21:13

Cliquer sur les photos pour les voir en grand format.
Pour voir la carte de notre circuit, cliquer
circuit-Jordanie.jpg ici
                                   
                                                                            
Sur les pas de Moïse, nous partons nous aussi à la recherche de la Terre Promise, l'avantage c'est qu'on y va en car et par route goudronnée... Effectivement, on comprend que les Hébreux aient pu contempler avec ravissement ces terres fertiles après avoir traversé des contrées désertiques !



 
LE MONT NEBO : voir sa situation sur une carte Mer-Morte-carte.jpg ici
Cette petite colline de 804 m d'altitude contiendrait la sépulture de Moïse... celui-ci y serait monté juste avant de mourir pour contempler la Terre promise (ce n'est pas une légende, c'est vrai, je l'ai vu dans le film avec Charlton Heston ! D'ailleurs, après avoir vu la Terre promise, il a gagné une course de chars et a rencontré Jésus...)
En 393, une basilique y fut construite par les premiers chrétiens byzantins et le site devint un lieu de pélerinage.
Aujourd'hui les archéologues continuent à fouiller pour dégager les ruines de l'église ensevelie et en rénover les belles mosaïques.

Pour en savoir plus sur l'enfance de Moïse, cliquer  moise-2.jpgici

                    
Le pape Jean-Paul II est venu ici en pélerinage et a planté un olivier, ce qui rajoute au caractère sacré du lieu....              


Le site est en outre splendide : nous bénéficions d'un temps magnifique, aussi nous découvrons un superbe panorama sur la vallée du Jourdain, Jericho et la mer Morte.





Pour voir Moïse sans ses tablettes... (de chocolat) cliquer  Mont-Nebo-Mo-se-1.jpg ici





                                                             Au loin, la mer Morte


                                                     On a même vue sur Amman et ses Twin Towers...


Cette grande croix en bronze est l'oeuvre d'un artiste d'une école d'art florentine, Gian-Paolo Fantoni. Elle représente le serpent élevé par Moïse dans le désert, et la crucifixion de Jésus.
Ci-dessous la maquette de la basilique byzantine...

 


















                                                        ... et l'une des mosaïques retrouvées sur le site.

En Jordanie, je me suis fait plein de copines...  elles voulaient toutes être prises en photo à mes côtés parce que j'ai selon leurs critères (?!!) " a nice face"... Par contre, elles étaient obligées de monter sur le trottoir pour être à ma hauteur... marrant ! Cliquez  Je-me-fais-des-copines--.jpg ici
et admirez les lunettes...


MADABA :
Surnommée "la cité des mosaïques", Madaba est la ville qui compte la plus grande communauté chrétienne de toute la Jordanie (la plupart étant de culte orthodoxe.)
Nous visitons l'Eglise Saint Georges qui renferme le joyau de la ville : une carte en mosaïque de la Terre Sainte, dont hélas, par suite de manque de soins et diverses reconstruction des bâtiments, il ne reste qu’1/4, et qui date de 560 après JC. On y voit le Jourdain et ses bateliers, la Mer Morte, et la ville fortifiée de Jérusalem. (C’était en fait une carte Michelin des pèlerins de l’époque, constituée à l’origine de plus de 2 millions de fragments...)

                                                                         La carte dite "de la Palestine"

                            Elle fait référence aussi bien à l'Ancien qu'au Nouveau Testament


                                       L'église possède également de superbes icônes


                          Quelques petits travaux d'entretien de voirie dans le centre ville de Madaba

Et puis finalement, y'a pas que moi qui me fais des copines ! Cliquer Madaba-copine-Norbert.jpg ici


Commerce touristique oblige, nous visitons un atelier/magasin de mosaïques qui, comme au Vietnam, emploie des travailleurs handicapés. Le travail est minutieux et nous nous essayons à appliquer cette technique millénaire... avec un grand sens artistique ! Cliquer
  Madaba-atelier-mosa-ques2.jpg ici














Du très beau travail... on va essayer de faire aussi bien à l'école pour la fête des mères !



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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 00:22

Cliquer sur les photos pour les voir en grand format.
Pour voir la carte de notre circuit, cliquer
circuit-Jordanie.jpg ici

LA ROUTE DES ROIS :
Nous avons quitté Amman pour Petra en empruntant la légendaire route des Rois qu'auraient emprunté les Hébreux en marche vers la Terre Promise... A l’époque biblique, elle reliait les royaumes d’Ammon, Moab et Edom. C'est une route étroite, sinueuse et escarpée, en partie en travaux, que notre car emprunte avec prudence... d'ailleurs le chauffeur conduira sur plusieurs kms
avec le téléphone portable vissé à l'oreille !
A la sortie de Madaba, le car freine brusquement provoquant une légère inquiétude de la part de ses passagers... en fait, les yeux de lynx de notre guide ont repéré en bord de route le magnifique symbole de la Jordanie qu'il souhaitait absolument nous montrer...


     ... l'iris noir, qui pousse à l'état sauvage et fleurit à cette période : nous avons eu de la chance !

      Les paysages que nous traversons sont encore une fois magnifiques, je vous laisse admirer...





Les photos sont tirées à travers la fenêtre du car et ne font pas honneur aux couleurs et aux contrastes de ces paysages vallonnés...

On pensait d'ailleurs avoir vu le plus beau quand soudain, au détour d'un virage, apparaît le Canyon de Wadi-Al-Mujib.
La splendide gorge du Wadi (cours d'eau) Mujib (anciennement Arnon dans la Bible) s'étire sur 70 km, perpendiculairement au Jourdain, et traverse une réserve à la biodiversité renommée.


Alors bien sûr, quand on a déjà dans sa vie perdu le souffle à la vue du Grand Canyon du Colorado, on se permet de faire un peu les difficiles, mais quand même...


... ce petit canyon (5km de large et 700m de profondeur) n'a pas de honte à avoir face à son grand frère ! Malheureusement le soleil est haut et la lumière, très crue en ce début d'après-midi, écrase les couleurs et gomme les reliefs...




Toutefois, on se régale devant la diversité et l'immensité des paysages et on serait bien restés plus longtemps pour des petites randos ou du rafting sur le Mujib...


                                     Surtout qu'il y a plein d'hôtels 4 étoiles avec piscine !


               Nous descendons dans le canyon pour traverser le Wadi par le pont du barrage.




De l'autre côté du canyon , les paysages sont toujours aussi spectaculaires mais l'inconvénient du voyage en groupe, c'est qu'on ne peut pas s'arrêter à la demande pour prendre les photos... alors on mitraille à travers les vitres ! (cliquer On-mitraille--.jpg ici)


LE CHATEAU DE KERAK :
Installé sur un promontoire rocheux naturel le long de la route des Rois, le petit village de Kerak était autrefois la capitale prospère du royaume de Moab sous le nom de Qir-Heres.
Aujourd'hui, il est célèbre pour son château fortifié érigé au 12ème siècle par les croisés sur les contreforts de la colline. Devenu la propriété du cruel Renaud de Châtillon, sa situation lui permettra de résister 4 ans aux assauts des troupes de Saladin. La légende rapporte que, magnanime envers les prisonniers, Saladin n'hésita pas à décapiter Renaud de Châtillon à coup de sabre pour le punir de ses exactions sur la population musulmane (bon, finalement, si je comprends bien, ils n'étaient sympas ni l'un ni l'autre...)
Voir  Mort-de-R-de-Ch-tillon.jpg ici  (âmes sensibles s'abstenir...)

 

 

                               Mieux vaut ne pas envoyer les enfants jouer dans le jardin...
                 












Le château fut construit sur deux niveaux, dotés chacun d'une enceinte propre. Le premier niveau représente la cour inférieure et une série d'escaliers nous conduit à des salles souterraines fraîches et peu éclairées.
Nous parcourons des dédales de couloirs, passons des portes basses destinées à ralentir l'avancée d'éventuels assaillants, tout cela en faisant preuve d'une souplesse remarquable... Y'en a qui le font même les yeux fermés ! Voir Renaud-de-Ch-tillon.jpg ici


                           Sur la terrasse supérieure se trouvent les ruines de la citadelle.


De là-haut, magnifique panorama sur la vallée de la mer Morte. C'est là, quelque part dans ce paysage, que les archéologues pensent avoir retrouvé les vestiges des villes de Sodome et Gomorrhe, détruites par Yavé par "le feu et le souffre" (ce qui tend à prouver que Dieu possède la bombe atomique...) ainsi que la grotte où Loth et ses filles, seuls rescapés de la vengeance divine, ont trouvé refuge (alors moi, quand j'étais petite, j'ai lu la Bible avec le même émerveillement que les "Contes et Légendes d'Auvergne" et là je me rends compte qu'en fait, c'est un manuel d'Histoire !)


On a même droit au concert d'un orchestre de chambre ... même notre guide est sous le charme !
Nos 2 jeunes virtuoses ne tarderont d'ailleurs pas à séduire d'autres auditeurs... la sécurité est bien assurée, on est tranquilles ! Voir Kerak-Fourmis-m-les-2.jpg ici 


                                                                                           Les cuisines


La sortie se fait par une longue salle voutée, sorte de Galerie des Glaces sans statues, sans lustres, sans dorures.. et sans miroirs ! (sinon, tout pareil)


                                  Nous continuons vers Petra par la route du Désert...

 


                                           ... avec un très beau coucher de soleil.


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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 12:33

Cliquer sur les photos pour les voir en grand format.
Pour voir la carte du site de Petra, cliquer Petra-Carte-du-site-copie.jpg ici


PETRA :

Après une douce nuit bercée par le mélodieux chant du muezzin local (la mosquée est vraiment très très proche de l'hôtel...), nous voilà en forme pour LA journée la plus attendue de notre voyage...

Inutile de garder le suspense plus longtemps : l'émerveillement surpassera tout ce à quoi nous nous attendions...
Car si les Nabbatéens ont bâti une cité grandiose et magnifique, la nature avant eux a créé un site fabuleux que l'homme a su magnifier... à tel point que parfois on ne sait pas si l'architecture, les motifs et les gravures sont de facture humaine ou d'origine naturelle !

Les Nabatéens, peuple arabe nomade, commencèrent à s'installer à Pétra vers la fin du 6ème siècle avant JC, séduits par l'abondante réserve d'eau, la protection des canyons rocheux et la bienveillance des Edomites déjà installés dans la région, avec lesquels ils semblent avoir cohabité en paix. A la fin du 2ème siècle avant JC, Pétra était devenue la capitale du royaume nabatéen.

On arrive à Petra avec, dans la tête, quelques images nourries de documentaires et de scènes cultes : le Siq (défilé) parcouru à cheval par Indiana Jones, le Khazneh dessiné par Hergé en 1956 dans "Coke en Stock"... (Voir ici)
... mais en ignorant que le site est en fait une ville troglodyte qui s'étend sur 10km2 avec une nécropole de 800 tombeaux, des habitations, des temples, des vestiges romains et byzantins...

Bref nous allons parcourir ainsi plus de 15 kms dans la journée !!!! 





Bien avant d'atteindre le Siq, le site commence par une voie bordée de tombeaux que nous parcourons sous un soleil déjà écrasant... personne dans le groupe ne souhaite faire le trajet à cheval afin de pouvoir profiter à son rythme des merveilles qui jalonnent le chemin...

 
... aussi notre guide se dévoue ! (il semblerait que les chevaux soient déjà payés, faut pas gâcher !)


Cet édifice est constitué en fait de 2 structures indépendantes : le Tombeau aux Obélisques en haut (les obélisques représentaient l'âme des défunts) et le Triclinium de Bab el-Siq en bas (il servait à accueillir les banquets qui se tenaient tous les ans en l'honneur des défunts...)


 Et voilà que nous croisons Harrison Ford et Sean Connery près du Triclinium !

          L'alphabet nabatéen a été créé à
          partir de l'écriture araméenne.        












Il s'est progressivement transformé en écriture cursive pour devenir finalement, vers le VIe siècle, l'écriture arabe que l'on connait aujourd'hui.

LE SIQ :

  Le Siq est l'ancien lit du Wadi Moussa (rivière 
  de Moïse), son pavage a disparu au fil du
  temps..
  C'est l'entrée principale de la ville antique et il 
  en garantissait la sécurité. 
  1,2 km de ravissement et de découvertes : 
  système sophistiqué de canalisations creusées 
  dans les parois, sculptures, niches où étaient    
  rangées les idoles, arbustes qui poussent en
  hauteur et à  l'horizontale... 


 

                                 L'entrée du Siq était marquée par une porte en arc détruite lors du 
                         tremblement de terre de 1896 mais immortalisée en 1839 par les 
                         lithographies de David Roberts. Voir Lithographie-Siq.jpg ici
                                         

  

On se sent écrasés par la hauteur des parois et l'étroitesse de ce canyon profondément encastré entre les hauts murs rocheux percés de puits de lumière. Et on s'émerveille devant la palette de couleurs qui ornent la roche, du jaune au marron en passant par le rose, le bleu et le carmin, aux tons changeants selon les heures de la journée et l'éclairage ou non par le soleil.




Les couleurs du grès sont vraiment incroyables, on parcourt le Siq le nez en l'air pour ne rater aucune merveille ! (ne dirait-on pas du jambon de Parme ?.....)


























                          Une place creusée naturellement par le Wadi Moussa et l'érosion.




















Dans ces niches étaient placées des pierres dressées rectangulaires en l'honneur de dieux nabatéens : on les appelle "bétyles" (maisons de Dieu). On sait que la niche de gauche, à frise dorique, date du 1e siècle et contient les bétyles de Dushara, dieu de la vie et de le fertilité, et de son épouse el-'Uzza, déesse de l'amour...(bon, d'accord, c'est très stylisé !)














 

On progresse dans le canyon sacré et les couleurs  
sont toujours aussi fabuleuses




                           





















                                Sur la photo de droite on peut voir 3 bétyles dans la niche

Le Siq avait à la fois une fonction sacrée et une utilité commerciale puisqu'il constituait une voie empruntée par les caravanes sur la route de la soie ainsi que l'atteste le relief de la caravane, sculpture érodée représentant deux hommes habillés à la greque conduisant chacun deux dromadaires.











En effet, la principale richesse de Pétra tenait à sa position commerciale stratégique au carrefour des routes reliant la Chine à Rome. Les caravanes chargées d'encens, de soieries, d'épices s'arrêtaient ici car elles y trouvaient de l'eau en abondance et une protection contre les maraudeurs. En échange de leur hospitalité, les Nabatéens percevaient une taxe sur tous les produits transitant par leur cité, ce qui assura leur prospérité.
 

Cette cité autrefois resplendissante, annexée par les romains puis habitée par les chrétiens fut détournée des voies commerciales et, après les Croisades et 2 tremblements de terre, tomba dans l'oubli jusqu'à ce qu'un voyageur suisse, Johann Ludwig Burckhardt, déguisé en cheik arabe, la redécouvre en août 1812.


 


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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 23:00

 

Cliquer sur les photos pour les voir en grand format.
Pour voir la carte du site de Petra, cliquer Petra-Carte-du-site-copie.jpg ici


KHAZNEH el-FAROUN (Trésor du Pharaon):

Nous avons parcouru à travers le Siq plus d'1 km ponctué de haltes nombreuses qui nous ont permis d'admirer les merveilles naturelles et les sculptures gravées dans la roche... et soudain, le voilà !

Ce qui rend la découverte du Khazneh si émouvante, c'est qu'il apparaît petit à petit dans l'interstice des hauts rochers... d'aucuns disent "comme une femme qui se dévoile peu à peu..." Bon, bien sûr je suis moins sensible que certains à cette comparaison, il n'empêche...  

L'approche du mythique monument de grès rose illuminé par le soleil en cette fin de matinée a un côté "mise en scène" ma foi très réussi et l'émotion est au rendez-vous...


J'avoue pour ma part que ce moment était tellement fort que je suis revenue sur mes pas pour le revivre une deuxième fois, sans prendre de photos, juste pour le plaisir de l'instant...

   

         Le Kazhneh est le premier monument de la ville que l'on découvre à la fin du Siq et c'est
         vraiment un chef-d'oeuvre d'harmonie et de raffinement ...


Comme on peut le voir en comparant avec la taille des touristes, la façade est colossale (28 m de large sur 40 de haut) Son exceptionnel état de conservation est dû au fait qu'elle est profondément encaissée dans le flanc de la falaise qui la protège de l'érosion des agents atmosphériques.
Presque toujours ombragé par les hautes parois rocheuses qui l'entourent, c'est vers 11h du matin que le Khazneh reçoit pleinement la lumière du soleil... et comme on a un guide super pro, il est pile 11h ! Merci Dharar !

                    Pour une vue panoramique à 360° sur le Khazneh, cliquer ici et attendre 
               quelques secondes le téléchargement.

















La façade est constitué de 2 étages : le supérieur est décoré de figures féminines identifiées comme étant des Amazones. Le premier niveau est constitué d'un portique de 6 colonnes corinthiennes.
D'autres sculptures représenteraient des figures de la mythologie égyptienne, notamment Isis (souvent identifiée à el-'Uzza)... ce qui réflète bien le syncrétisme de la religion nabatéenne influencée par de nombreuses autres croyances, et laisse penser que des architectes égyptiens ont participé à la construction du Khasneh.

Le nom "Trésor du Pharaon" prend son origine dans la conviction des tribus bédouines qu'un pharaon avait caché un trésor dans l'urne qui couronne la façade (d'où les nombreux trous de projectiles qui abîment la partie supérieure du monument.) Malheureusement les nouvelles technologies au laser ont prouvé qu'il n'en était rien...

 En fait on pense aujourd'hui que le Trésor a été le tombeau du roi Arétas III (et non Franklin), probablement pendant le 1er siècle av. J-C.

Si la façade est richement décorée, l'intérieur, par contre, est caractérisé par une grande simplicité.

 

                                                                        Ci-dessus une des portes latérales.


Cela dit, pas besoin de décorations, de sculptures ou de tapisseries à l'intérieur quand les couleurs de la roche sont si incroyables !

Pour voir la déesse el-'Uzza , cliquer Petra-Tr-sor-El--Uzza.jpg ici  et accompagné de celui qu'elle usa Petra-Tr-sor-dieux-nabat-ens.jpg ici

 

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 22:37

 


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Pour voir la carte du site de Petra, cliquer
Petra-Carte-du-site-copie.jpg ici

LA VOIE DES FACADES :

Nous réussissons à nous arracher à la contemplation du Khazneh  pour nous diriger vers les tombeaux royaux de la ville basse en empruntant la Rue aux Façades bordée de hautes falaises creusées de tombeaux rupestres.


Ces monuments sont caractérisés par leur hauteur : d'inspiration assyrienne, on les appelle "tombeaux en forme de tour". La façade est très simple : seule la partie supérieure est décorée de canelures et de merlons en gradins. Autrefois, ils étaient couverts d'un revêtement peint en jaune, rouge et bleu.


                                                    Tombeau et maisons troglodytes


La gorge du Wadi Moussa s'ouvre sur une large vallée : c'est là qu'on découvre le théâtre qui pouvait contenir de 6 à 8000 spectateurs. La partie en gradins est entièrement creusée dans le roc.
Le théâtre a été abandonné à la suite du tremblement de terre de 363 qui entraîna l'effondrement de la scène.
Pour voir la reconstitution du théâtre à l'époque des Nabatéens, cliquer Petra-th--tre-reconstitu-.jpg ici


Les habitations rupestres étaient décorées de stucs et de fresques
... ici je ne suis pas sûre que le rideau date de l'époque nabatéenne ! Il faut dire que les bédouins installés à Pétra se sont reconvertis en vendeurs de pacotilles, beaucoup logent donc toujours sur place.

 






















                                              Et toujours des couleurs extraordinaires...


LES TOMBEAUX ROYAUX:


Sur le versant occidental du Djebel el-Khubtah s'aligne un groupe de tombes monumentales désignées sous le nom de Tombes Royales. Toutefois aucun document n'a prouvé l' hypothèse que ces tombeaux soient ceux de rois nabatéens si ce n'est la dimension et la décoration élaborée de ces bâtiments.
 

Le Tombeau à l'Urne prend son nom du grand vase qui couronne son fronton. Il a été transformé en église chrétienne à milieu du Ve siècle.


Nous avons gravi les marches pour aller admirer l'intérieur de ce tombeau. Les niches datent de l'époque byzantine.


 
 








    
 

Pour décorer les murs, les Nabatéens les griffaient 
de façon régulière. A droite, un détail du mur des
coursives latérales.


                                              La très belle façade du tombeau à l'Urne
                                    

                                Quand je vous disais que la population bédouine avait investi les lieux !


         Là, on ne sait plus si les sculptures de la roche sont naturelles ou réalisées par l'homme...


A gauche du Tombeau à l'Urne se trouve le Tombeau de la Soie appelé aussi Tombeau Bigarré du fait des magnifiques couches colorées qui caractérisent la roche dans laquelle est taillée sa façade.


Plus au nord se dresse le monumental Tombeau Corinthien qui prend son nom du style de ses chapiteaux floraux. Sa façade ressemble beaucoup à celle du Khazneh mais il est en très mauvais état de conservation à cause de son exposition aux intempéries.
Mais comme je suis gentille, je vous mets la reconstitution de ce tombeau à l'époque nabatéenne... vous en avez de la chance ! Voir Petra-Tombeau-corinthien-reconstitu-.jpg ici


A sa gauche, se trouve le Tombeau Palais, appelé ainsi parce qu'il ressemble aux demeures des souverains héllénistiques. C'est vraisemblablement la plus récente des Tombes Royales.
Pour voir la reconstitution du Tombeau Palais, cliquer Petra-Tombeau-palais-reconstitu-.jpg ici


                                           Vue panoramique sur les Tombes Royales


LA RUE AUX COLONNADES:

Cette partie de la ville basse a été construite au IIe siècle après J-C. et la rue aux colonnades rappelle le Cardo Maximus de Jerash en moins bien conservée : bordée de monuments romains aujourd'hui en ruines (Temples, Nymphée, Porte en arc...) et pavée de plaques de marbre et calcaire, l'absence de sillons sur le pavage indique toutefois qu'elle n'était pas destinée à la circulation de véhicules mais avait surtout un caractère cérémonial.


                             L'autre différence avec Jerash c'est la couleur rose du grès !


Les ruines de l'immense Temple Sud qui a la particularité de comporter un théâtre dans son enceinte. C'est le sanctuaire le plus vaste jusqu'à présent découvert à Pétra (7500 m2).


Petites bestioles machouilleuses jordaniennes ayant l'habitude de toiser les touristes avec l'air hautain de celles "qui en ont vu d'autres"...
Au loin vous pouvez apercevoir les ruines de la Porte du Temenos, pour en voir la reconstitution cliquer Petra-Porte-du-Temenos.jpg ici













A l'extrémité de la rue à colonnades, le Qasr el-Bin (château de la princesse) est le seul bâtiment nabatéen non pas creusé dans la roche mais construit à l'aide de massifs blocs de pierre. Il a pris abusivement le nom de château mais en fait il s'agissait d'un temple, vraisemblablement en l'honneur de Dushara..




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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 22:24

 

 

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Le Djebel ed-Deir

Après le Siq, le Trésor, les tombeaux royaux et la ville romaine, il nous reste encore une merveille à découvrir, mais celle-là... il faut se la gagner ! Plus de 380 marches taillées dans la pierre à gravir pour atteindre le Deir (Monastère), et ce sur la digestion du début d'après-midi et en plein soleil  ! Mais nous  ne sommes pas venus jusqu'ici pour nous décourager au dernier moment... Alors nous oublions tout : la chaleur, la fatigue, le vertige, le copieux repas de midi, les pieds qui crient "au secours", la soif, les sacs pleins de vestes inutiles... et nous partons à l'assaut du Djebel ed-Deir.






















                                                Avant d'entamer la montée, ça frime dur...

                                                                        Après, ça rigole moins !


                Heureusement les paysages sont spectaculaires... et parfois c'est presque plat !  


   
                                           Et bien non, ce ne sont pas les vestiges d'une sculpture !















Bon, j'avoue que certains arbres rares mais bienvenus nous ont servi de prétexte pour des haltes ombragées... voir Les-380-marches---Petra.jpg ici


 
Après 45 minutes de grimpette (cliquer Petra-Lawrence-mont-e-3.jpg ici), le chemin débouche enfin sur une vaste esplanade au fond de laquelle apparaît le monumental temple du Deir. Sa façade, sculptée dans le grés jaune d'une épaule rocheuse, est colossale et très équilibrée (47 m de large sur 45 m de haut) et son style rappelle le Khazneh sauf que le Deir n'est pas un tombeau mais un lieu de culte. D'ailleurs son nom signifie "Monastère" ou "Couvent":  en effet, des moines ont vécu ici de l'époque byzantine jusqu'au XIIIe siècle.

 

 

                                                  Il faut bien prouver qu'on y était !
                  
Mais une fois arrivés là, on s'aperçoit que ce n'est pas terminé... il est encore possible de grimper une quarantaine de marches pour aller admirer le monument d'en haut... alors au diable les varices !

                             Encore de très belles décorations en montant... mais taguées !
                             Il y a des claques qui se perdent.... 


Ah ben, oui, d'accord... on se croirait dans la lithographie de Davids Roberts que vous pouvez voir Petra-Deir-lithographie.jpg ici ... On ne regrette plus d'être exténués maintenant ! D'ailleurs, je trouve que je n'ai pas du tout l'air exténuée pour une vieille... la preuve  Petra-M-a-Deir.jpg ici


On pensait en avoir fini pour la journée avec les merveilles et voilà que de l'autre côté du sommet du Djebel ed-Deir, la vue est tout aussi spectaculaire ! On surplombe le Wadi Araba qui se trouve sur la frontière naturelle entre la Jordanie et la Palestine et, après les couleurs bigarrées de la cité de Petra, la découverte de ces montagnes noires a quelque chose d'irréel... On n'arrête pas de répéter : "-Mais que c'est beau..." On a du mal à y croire !

Pour voir Léonardo Di Caprio dans "Je suis le roi du monde", cliquer
Petra-L-onardo-b.jpg ici
 
















On pourra pas dire qu'on n'était pas prévenus !



Bon, pour vous prouver qu'on a vraiment grimpé jusqu'en haut (nous... et Michèle qui a pris la photo !), une petite dernière avant de redescendre...



L'avantage, en fin de journée, c'est que la plupart des groupes de touristes sont déjà repartis... aussi on peut faire les mêmes photos qu'à l'aller mais sans personne dessus ! En plus, les monuments étant orientés à l'ouest, la lumière est parfaite... d'où les 274 photos prises en une journée...


                                              Quel extraordinaire état de conservation...


                 Bon, c'est pas tout mais il faut les redescendre les 380 et quelques marches !













Pétra est la traduction grecque de Séla qui en Hébreu signifie "Roche". Par contre les nabatéens la désignait sous le nom de Reqem.

          Petit bout de chou poussiéreux ayant oublié d'aller à l'école (ou faisant ses devoirs ?....)


                                                    Véhicule bédouin garé pour la nuit


                                            Les Tombes Royales sont toujours là !
                                            Et Indiana Jones aussi... la preuve Petra-Tombes-Royales-pano-Lui.jpg ic
i

 

                                                 
Retour comme on est venu, par le Siq... évidemment on est obligé de repasser devant le Khasneh et de se ré-extasier en le mitraillant à nouveau jusqu'à ce qu'il nous soit à nouveau caché par les hautes falaises..
























                                                                               Mais oui, je sais aussi faire des photos d'art... 
                                                                               enfin, mon logiciel sait!

Le soir, à l'hôtel, c'est dans la piscine surchauffée qu'on soignera nos muscles tétanisés et nos pieds endoloris... heureusement demain, c'est repos... enfin c'est Jeep dans le désert... finalement, il vaut mieux bien dormir cette nuit !
                                                                               

 




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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 22:11

Cliquer sur les photos pour les voir en grand format.
Pour voir la carte de notre circuit, cliquer
circuit-Jordanie.jpg ici

           







Nous quittons Pétra, la ville rose (comme Toulouse... je ne suis pas dépaysée finalement !) pour le désert du Wadi Rum dont voici un petit aperçu...


            Bon, ça manque de cinémas et de supermarchés mais ce n'est pas mal quand même...

Mais auparavant nous faisons une petite halte à Beidha, situé à une douzaine de kms au nord de Pétra. 

BEIDHA, la petite Pétra :
Encaissée au fond d'une dépression naturelle, entourée d'infranchissables montagnes, Pétra était difficile d'accès pour les caravanes : c'est pourquoi, aux alentours, de petits villages aux allures de comptoirs commerciaux se sont développés en copiant l'urbanisme de la capitale.




Regardez attentivement (mettez vos lunettes, quoi) et vous trouverez les constructions rupestres au fond des vallées...




Bon, je suis vraiment désolée pour ceux qui n'ont pas (encore) fait ce voyage... mais à nouveau les paysages sont superbes !


D'ailleurs on retrouve les mêmes hôtels 4 étoiles qu'à Wadi-Al-Mujib  mais cette fois avec piscine extérieure et local technique apparent...

                                                                                       Tiens !? Un éléphant ...


Beidha aurait été construit il y a plus de 10 000 ans et ferait partie de la liste des plus vieux villages du monde : les archéologues sont en train d'y effectuer des fouilles qui leur permettraient d'étudier les débuts de l'espèce humaine sur le sol jordanien... le chantier est interdit au public et, bien sûr, notre guide nous y a conduits illico...

 

  Comme partout sur les sites touristiques, des enfants
  Bédouins vendent des bijoux de pacotilles ou des
  pierres colorées ramassées sur le site. Cette petite fille
  avait un regard particulièrement triste....
 














       
Mais bon... avec la promesse d'un peu d'argent des touristes et la pression de leurs parents, la joie de vivre revient... tout à fait naturellement... (et moi je me suis bien amusée avec mon logiciel...)


Et là où l'on a une famille bédouine, on trouve obligatoirement un troupeau de chèvres... sans oublier le vieux bouc et les chevreaux... voir Beidha-chevreaux-b.jpg ici (désolée Laurent, la comparaison n'est pas de moi... mais j'ai bien aimé !)


                Y'a même la Belle au Bois Dormant jordanienne en train de filer sa quenouille...


                                    Tombeau situé à l'entrée de la ville de Beidha.


Le site n'est pas aussi grandiose que Pétra mais les monuments et les maisons rupestres sont bien conservés.
















En grimpant les escaliers du "Painted Triclinium", on peut même aller admirer dans une ancienne salle à manger (un resto ?) les vestiges d'une fresque datant du 1er siècle après JC, ce qui est très rare. Elle représente Cupidon en train de charmer les demoiselles avec son pipeau... (de nos jours, ça ne marche plus, il faut au moins la guitare électrique !)

                        Un escalier qui ne mène nulle part... quels farceurs ces Nabatéens !

Nous quittons Beidha : arrêt dans une bourgade pour récupérer le pique-nique prévu au programme de la journée, repas on ne peut plus frugal (certains d'entre nous n'ont même rien eu entre les 2 pains de leur sandwich !), heureusement agrémenté de pâtisseries et de beignets de pois chiches achetés par Dharar (avec les sous de notre pourboire...) et d'un peu de Raki gentiment partagé par Maurice.


Mais personne ne se plaint : le décor du restaurant est magnifique ! (même avec un premier plan, la preuve Beidha-Lui-sur-route-de-Wadi-Rum.jpg ici )


Wadi Rum, le désert rouge :
Situées le long d'une faille tectonique qui a créé les hauts djebels de ce désert, les vallées de sable du Wadi Rum se trouvent à 1000m au-dessus du niveau de la mer, les températures y sont donc relativement fraîches.
D'autant plus que, pour nous, le temps s'est gâté en cours de journée, et c'est avec appréhension que nous approchons des paysages lunaires du Wadi Rum... en effet un fort vent s'est levé et, à travers les fenêtres du car, nous pouvons apercevoir au loin les minis tornades de sable qui progressivement nous enlèvent toute visibilité ... le silence s'est fait dans les rangs car nous commençons à redouter la promenade en jeep !


                              



Heureusement, une fois arrivés, on s'aperçoit que ces phénomènes sont très localisés et puis ce n'est pas une tempête de sable qui va décourager de braves aventuriers comme nous ! (euh, ce n'est pas un pneu crevé que je vois à droite de la photo, au moins ?)


Alors c'est recouverts de foulards, de chapeaux et de lunettes que nous prenons courageusement place à l'arrière, dans la benne, et le convoi s'ébranle en nous brinqueballant comme des sacs de pomme de terre (nouvelles, bien sûr, pas celles qui ont la peau rugueuse et fripée...) Pas question de voyager à l'intérieur malgré le sable qui pénètre dans notre corps, on a des photos à prendre ! (un peu risqué pour les apn, mais bon...)


Cette photo est floue (un rebond de la Jeep malvenu...) mais je la mets quand même parce que j'aime sa composition... elle serait parfaite pour un tableau ! (une suggestion pour les talentueux aquarellistes qui lisent mon reportage et qui habitent Antibes...)


Arrêt dans un endroit (un peu) protégé du vent... nous n'avons jamais vu de sable aussi rouge. Dharar nous invite à grimper la dune... euh, non merci, sans façons !


Les photos sont déjà très belles d'en bas.... et nous avons assez marché hier ! D'ailleurs, vous pouvez voir les Aventuriers de la Marche perdue Wadi-Rum-Nous.jpg ici

                                            Certaines en profitent pour parodier Lawrence d'Arabie...


                                                  ... que nous ne tarderons pas à croiser, d'ailleurs !


Nous continuons notre épopée secouée... (nous sommes dans le véhicule du chef du convoi, et il ne craint pas la vitesse... même si on a failli crever en passant sur un rocher !)
















... pour aller admirer des inscriptions rupestres qui remontent à plus de 2000 ans, nabatéennes puis arabes, près de la source d'al-Shallaleh. Car la "Vallée de la lune" a été habitée dès la Préhistoire grâce aux ressources en eau d'une immense nappe phréatique souterraine. C'est en fait la terre d'origine des Bédouins qui nous servent aujourd'hui de chauffeurs et qui nous accueillerons ce soir sous la tente pour un dîner "typique" (c'est à dire, typiquement touristique.)

En guise d'avant-goût, nous allons prendre le thé à l'entrée du "Siq de Lawrence". Dharar écrase devant nous des petits amas de roche rouge qui se transforment en poudre, et nous explique que c'est avec ce minéral qu'on fait la "Terracota "... aussitôt Razzia de cailloux rouges par les femelles du groupe ! (moi j'en ai rapporté tout un sac que notre chauffeur est allé remplir spécialement à la source en courant, la robe remontée jusqu'aux genoux.... c'était folklo et super sympa !)

Portrait gravé de Lawrence d'Arabie
La légende rapporte que D.H. Lawrence a traversé ce désert pour aller prendre Aqaba... Or même si l'officier et écrivain britannique a fait connaître le Wadi Rum aux occidentaux, la mythologie a beaucoup exagéré sa relation avec la région... ainsi, aujourd'hui, beaucoup de sites portent son nom (puits de Lawrence, château) mais sans justification historique... En fait, c'est le film de David Lean, tourné en 1962 en grande partie dans ce décor, qui a fait la renommée du Wadi Rum.
Superbe témoignage rupestre de la visite du Wadi Rum par le chef indien Cochise dans les années 30 (ben non, faut pas croire tout ce que j'écris !)





            Retour vers le campement, les différences de couleur du sable sont extraordinaires...


                                     Nous voilà prêts pour attendre le coucher du soleil...


                   On apprécie pleinement ce moment de sérénité et de dépaysement total


                                                 Je vous laisse en profiter vous aussi !
Pour voir Pib d'Arabie et sa troupe de Bédouins en route pour Aqaba, cliquer Wadi-Rum-D-sert-Caravane-2.jpg ici


          J'ai fait 46 photos de ce coucher de soleil... rassurez-vous je ne les mettrai pas toutes !


                                                    Mais c'est dur de choisir...


               D'autant plus que les couleurs changent au fur et à mesure que le soleil descend...

                                                            C'était trop bien !
















Le soir, repas trop cuit, puis danses bédouines autour du feu...  fiesta un peu écourtée par l'appel des troupes pour un départ précipité : il nous reste encore de la route à faire pour rejoindre Aqaba...
Pourtant notre chauffeur (au 1er plan) s'amusait drôlement bien !












Arrivée tardive à Aqaba... immense chambre et superbe vue !




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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 10:31
Cliquer sur les photos pour les voir en grand format.
Pour voir la carte d'Aqaba, cliquer
Carte-Aqaba009.jpg ici




Aqaba, ancienne Ayla :
Aqaba est la troisième agglomération du pays. Elle a été rattachée au royaume de Transjordanie après sa prise aux Turcs par Lawrence d'Arabie.
C'est la seule fenêtre maritime de la Jordanie : en 1965, le roi Hussein échanga avec l'Arabie Saoudite 6 000 km² en Jordanie centrale contre 12 kilomètres de côte au sud d'Aqaba, ce qui permit l'extension du port. Ainsi, la côte jordanienne longeant la mer Rouge est très peu étendue (une vingtaine de kms entre Aqaba et l'Arabie Saoudite). Mais c'est suffisant pour faire d'Aqaba un haut lieu touristique grâce aux magnifiques fonds marins de la Mer Rouge : passer une journée à Aqaba sans faire de plongée, ce serait comme visiter Petra sans aller voir le Khasneh ! Et pas besoin de matériel perfectionné : un simple masque suffit...


                                                           Le Port d'Aqaba
En blanc : Le Ponant, luxueux voilier français notamment célèbre pour avoir été arraisonné par des pirates en 2008 au large des eaux territoriales de la Somalie...


Le long de la promenade du bord de mer, de nombreuses parcelles de jardins privatifs où les jordaniens peuvent cultiver des légumes (dont d'énormes radis).


Nous tentons d'aller voir le film "L'expérience Jordanienne" (la Jordanie vue du ciel) dans une vaste complexe hôtelier mais l'horaire de la séance ne nous convient pas... nous profitons malgré tout du très joli décor !


Pour occuper notre journée libre, nous nous décidons tout d'abord pour une promenade de 2 heures dans un bateau à fond de verre afin d'admirer les fonds marins...


Très décevant, le verre est en très mauvais état, les couleurs sont dénaturées, on ne voit aucun poisson mais par contre on peut s'extasier devant les nombreux détritus...













Devant notre déception et pour occuper le temps, notre pilote nous approchera très près de la côte Israëlienne (seulement 45 mn en voiture séparent Aqaba de la station balnéaire d'Eilat)

Où l'on peut voir que les hommes se baignent en maillot et les femmes toute habillées... Aqaba est une ville très conservatrice.

L'après-midi, un petit groupe d'entre nous se laisse tenter par la baignade sur la plage publique gratuite. Nous y faisons sensation, je ne peux pas me déplacer sans que des hommes ou des femmes me demandent de poser pour une photo avec leur famille... Je pensais être décente avec mon maillot de bain une pièce et mon paréo, mais malheureusement je pense que le décolleté n'était vraiment pas aux normes locales...



Difficile de se baigner sans chaussures : les massifs coraliens arrivent jusqu'à la plage et sont envahis d'oursins diadèmes...
Les baigneurs nous accueillent dans l'eau avec beaucoup de sollicitude pour nous préserver en nous signalant les dangers, et l'un d'entre eux nous propose même de nous prêter son masque et son tuba...
Et là, c'est la révélation ! En fait, à deux mètres seulement de la plage, on est dans un aquarium géant !

Je m'empresse illico d'aller louer le matériel de "snorkelling" et je passe le reste de l'après-midi à m'extasier comme une gosse en poussant des cris d'étonnement, des "Oh !" des "Ah !" des "C'est génial..." bon je prête de temps en temps aux autres quand même !

Je n'ai pas pu prendre de photos (un appel à sponsors : je n'ai pas de boîtier étanche pour mon Panasonic T5...) mais voici quand même ci-dessous exactement ce que nous avons vu...


 
























































Celui de droite, je suis passée plusieurs fois au même endroit sans le voir... exactement de la couleur des rochers !
Avec un faible pour la rascasse volante ou poisson lion... super gracieux !

 


En fin d'après midi, nous sortons en groupe faire le tour des souks d'Aqaba
Une des spécialités de l'artisanat jordanien : les flacons remplis de sables colorés


La caverne d'Ali Baba mais sans mot de passe


La mode pour les femmes...                                                                        ... et pour les hommes !


ça c'est très beau mais trop cher pour moi... et puis pour faire le lapin dans la salle de jeux... pas pratique !

Bien sûr, avant de rentrer à l'hôtel, nous écumons à nouveau les commerces d'épices et les pâtisseries

De quoi se convertir à l'Islam !

                                       

Le lendemain, promenade jusqu'au vieux fort d'Aqaba en longeant le port avant de prendre l'avion pour la France.

Vue de la chambre en début de matinée


Le Fort Mamluk
 

  


Départ pour la France avec de superbes conditions de vol qui nous offrent une très belle visibilité sur les îles grecques et italiennes (ne me demandez pas laquelle est quoi... je n'étais malheureusement pas à côté du hublot et ce sont les copains qui ont gentiment pris les photos à ma place...)

Ci-dessus, je pense qu'il s'agit de Capri...


Arrivée à l'aéroport de St Etienne où nos deux copines Michèle et Josiane sont illico arrêtées par la police pour ouverture des valises et déclaration éventuelles d'armes... c'est vrai qu'elles ont la tête de terroristes en puissance, comme on le voit bien sur cette photo !

Quand je pense qu'on a fait tout le voyage en car en face de ces deux "bombes" ! On a pris de sacrés risques !

                                       

Voilà, notre périple est terminé.
La Jordanie est un pays d'une grande richesse historique, religieuse et architecturale mais nous a aussi proposé des paysages naturels grandioses, ce à quoi on ne s'attendait pas. Le site de Jerash a été également l'une des bonnes surprises de notre voyage, tant ce site romain est extraordinairement bien conservé.
Nous avons trouvé les gens super gentils et très accueillants, quoique légèrement bo....liques ! Pas de sentiment d'insécurité, un pays musulman ouvert et curieux avec toutefois des progrès à faire encore quant à la condition féminine...
C'est une destination abordable financièrement et que je conseille chaudement quel que soit l'âge ou les centres d'intérêt : et puis Petra.... c'est vraiment la merveille des merveilles... il ne faut pas quitter ce monde sans avoir vu ça "pour de vrai " !

Comme il y a d'autres merveilles à ne pas rater sur notre bonne vieille planète, vous trouverez ici le lien de mon autre blog avec un reportage sur notre voyage dans l'ouest américain durant l'été 2009.

A bientôt !

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  • Passionnée par la découverte, l'histoire et la culture d'un pays. 
Autre blog consacré à mes voyages en Amérique du Nord : http://carnets-usa-canada.com
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